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temps de la guerre froide, jusque dans les années 70, l'image de la femme
russe dans les médias était peu flatteur: pas assez féminine,
pas très belle et souffrant d'embonpoint, avec un caractère assez
difficile, triste etc... à l'inverse de l'image de la femme américaine
sexy, mince, très belle, avec un caractère sympathique et excellente
mère de famille. Tout cela était avant tout une affaire de propagande
politique et ne reflétait absolument pas une quelconque réalité.
Puis la Russie s'est ouvert au monde, et soudain, par la magie d'Internet, le
miracle eut lieu: l'image de la femme russe dans
le monde est passé de celui d'une rondouillette mémére aigri
à celui d'un top model avenant ayant toutes les qualités du monde.
Toujours une histoire de propagande, mais d'un autre type celle là: il
s'agit désormais d'une propagande économique. Les
rencontres internationales sont devenues une véritable industrie générant
des centaines de millions d'euros de bénéfices chaque année
dans le monde. Plus soucieux de dresser un tableau idéal que de révéler
la véritable personnalité des femmes russes, les agences
et clubs de rencontres cherchent avant tout à "rassurer" leur
clientèle masculine et à leur dire ce qu'ils veulent s'entendre
dire: on vous affirmera ainsi que les femmes russes
sont merveilleusement "gentilles" voir soumises, intelligentes et sociables
mais ne cherchant pas à faire carrière, sans ambitions, leur rêve
le plus cher étant de faire le ménage toute la journée et
de s'occuper des enfants...bref encore une image aux antipodes
de la réalité. Et ça marche ! Les femmes russes
attirent désormais tels des "magnets" les hommes du monde entier,
les clubs de rencontres internationales poussent comme des champignons, profitant
d'une absence totale de réglementation en ce domaine. Le revers de
la médaille concernant cet intense "marketing" (car forcément
toute campagne de promotion intense finit par "agacer") est l'autre
image que les médias donnent de la femme russe: des femmes cherchant
avant tout à fuir la misère de leurs pays et qui finissent soient
prostitués soit "croqueuse de diamants"
à la recherche d'hommes millionnaires (avec un divorce rapide comme
principal objectif afin d'encaisser le "pactole"). Bombardés
de clichés et d'informations contradictoires, vous ne savez plus vraiment
à quoi vous en tenir en ce qui concerne les femmes russes: femme
romantique à le recherche du grand amour ou froide calculatrice souhaitant
"mettre la main" sur un millionnaire ? Femme honnête et sincère
ou arnaqueuse ? Femme désespérée
souhaitant fuir la misère de son pays ou femme fière cherchant plus
un bon mari qu'un nouveau pays ? Au
delà des clichés quelles différences existent-ils réellement
entre femmes russes de 20, 30 ou 40 ans ? Je
vous propose une petite leçon d'histoire et de psychologie afin de savoir
ce qui se cache derrière les mythes et les mensonges. Faisons ensemble
un voyage dans le temps afin de découvrir le vrai visage de la femme
russe, ou plutôt des femmes russes, en fonction de leur âge et
de leur vécu. Car
peu de pays dans le monde ont subi en l'espace de seulement quelques années
autant de bouleversements politiques et sociaux que la Russie: les utopies politiques
ont été balayées, la Russie s'est ouvert au monde, les conditions
de vie ont changé, pour le meilleur et pour le pire. Tout cela a profondément
influencé le caractère et la personnalité des citoyens russes.
En l'espace de 15 à 20 ans les russes ont vécus plus ou moins bien
ces changements drastiques; certains ont été broyés, d'autres
en sont sortis encore plus fort. La population russe a été scindé
en deux: d'un côté ceux qui avaient vécu du temps du communisme
et qui étaient "habitués" à ce système,
et de l'autre ceux qui, plus jeunes, n'ont quasiment pas vécu sous ce régime
et sont en quelque sorte les "enfants de la perestroïka" Gardez
à l'esprit que chaque personne est unique. Je vais différencier
3 catégories de femmes, en fonction de leur âge, et donc de la période
de l'histoire au cours de laquelle elles ont vécues.
1)
Les femmes russes nées entre 1958 et 1968 Les
grand-parents de ces femmes ont vécus la deuxième guerre mondiale
et son lot d'atrocités. Cette guerre est encore dans les mémoires
de nombreux russes. Je me rappelle mon grand-père, Nikolaï, me racontant
ses terribles faits d'armes, notamment lors des deux années qu'à
duré le blocus de Leningrad par les allemands. 20 millions de russes ont
été tués au cours de cette guerre. De très nombreuse
femmes ayant perdu leur mari au cours de cette guerre ont du élever seules
leurs enfants, qui n'ont donc quasiment pas connu leur père. L'âge
moyen pour avoir le premier enfant était en Russie, à cette époque,
de 20 à 24 ans; les parents n'avaient que très rarement un deuxième
enfant. Ces "enfants de la guerre" sont donc les parents des femmes
russes nées entre 1960 et 1970. La vie à cette époque
était très dur et ces jeunes parents devaient énormément
travailler pour gagner un maigre salaire. Les mères de famille ne pouvaient
pas rester à la maison pour s'occuper des enfants et devaient absolument
travailler pour gagner de quoi survivre. Comme tout le monde travaillait il était
très difficile de trouver quelqu'un pour les garder. De toute façon
même s'ils trouvaient une baby-sitter les parents n'avaient pas les moyens
de la payer. Heureusement il y avait de nombreuses crèches presque gratuites.
De l'âge de 2 à 4 ans la majorité des enfants étaient
à la crèche. Dès l'âge de 6 ans les parents laissaient
en général leurs enfants sortir pendant qu'ils étaient au
travail: ils leur laissaient les clés de l'appartement afin qu'ils rentrent
et sortent comme ils le voulaient. Les parents prenaient soin d'attacher la clé
à une ficelle que l'enfant portait autour du cou afin de ne pas la perdre
quand il jouait. Dès l'âge de 6 ans la petite fille allait acheter
seule le pain ou le lait et participait même parfois aux tâches ménagères
pendant l'absence de ses parents. A l'âge de 7 ans, c'était le
début de la scolarité: c'était l'époque du communisme
et de l'union soviétique. Chaque enfant faisait parti d'une organisation
politique pour jeunes enfants appelée Octyarbryenok (en français
les enfants de la révolution d'octobre). C'était une organisation
particulière à l'intérieur même du système scolaire.
La religion était bien sûr interdite. Chaque enfant devait porter
sur son habit, du côté gauche près du coeur, une petite étoile
rouge avec à l'intérieur le visage de Lénine lorsqu'il avait
7 ans. Les enfants devaient porter cette étoile en permanence et celui
qui dérogeait à cette règle était sévèrement
puni par le "comité politique de l'école", formé
de jeunes écoliers élus par leurs camarades et dont le rôle
était de veiller à l'application du règlement politique de
chaque école. L'endoctrinement était totale. A l'âge de
10 ans les enfants ayant des bons résultats scolaires et un "comportement"
irréprochable devenaient des "pionniers" (un concept s'approchant
de celui des scouts, version communiste). C'est avec une certaine émotion
que je me remémore le jour où je fus élue première
pionnière de ma classe, au cours d'une cérémonie officielle:
j'étais très fière. Une véritable organisation militaire,
j'étais à fond dans le "système", même si
comme tout enfant de 10 ans je ne savais pas vraiment ce qu'était le communisme.
Les pionniers devaient porter un petit foulard rouge autour du cou quand ils allaient
à l'école: il fallait nouer ce foulard d'une certaine façon,
sinon gare à la punition. Je me rappelle qu'il fallait attendre d'être
chez soi avant d'enlever ce foulard, et ceux qui s'empressaient de l'enlever dès
la sortie de l'école était menacé d'expulsion !! Les enfants
étaient en général très fiers d'être devenus
des "pionniers". Ils grandissaient en apprenant à vénérer
Lénine et l'idéologie communiste. A 14 ans, nouvelle étape
de l'endoctrinement idéologique appelé Comsomolets. Tout le monde
devait être athée et devait adhéré totalement au système
communiste pour devenir Comsomolets (on avait droit à une sorte de "carte
d'identité" en tant que comsomolets). Les enfants de 14 ans ou plus
qui étaient contre l'idéologie communiste et/ou croyants étaient
rejetés par le comité politique de l'école et ne pouvaient
pas être comsomolets, ce qui signifiait pour eux l'impossibilité
d'accéder aux études supérieures et de grandes difficultés
pour avoir un travail plus tard. Les enfants n'étaient pas catholiques,
juifs ou musulmans, ils devaient être "pionnier" à 10 ans
et "comsomolets" à 14 ans. Les enfants ne savaient pas trop ce
que pouvait être la religion, et ce d'autant plus que leurs parents étaient
souvent eux-mêmes athées (ou du moins cachaient leurs croyances religieuses),
le parti communiste prenant soin de détruire les lieux de cultes et de
"faire la chasse" aux croyants. A partir de 18 ans dernière
étape: devenir membre du parti communiste et recevoir son "billet
du parti communiste", véritable attestation donnant droit à
de nombreux avantages. Adhérer au parti communiste n'était pas obligatoire
mais "conseillé". De nombreuses personnes qui adhéraient
au parti ne croyaient pas du tout au communisme. Si
vous êtes très croyant et très pratiquant n'espérez
pas partager votre ferveur pour la religion avec une femme russe née
à cette époque. Elle risque d'avoir du mal à vous comprendre.
Les femmes russes préfèrent en général les
hommes croyants mais "pas trop" pratiquants. A l'âge de 18
ans les jeunes femmes russes intégraient l'université, qui
était gratuite à l'époque. Les parents souhaitaient que leur
enfant ait la meilleure éducation possible. A cette époque il était
courant que les jeunes femmes fassent de longues études et obtiennent des
diplômes de docteur ou de professeur. Les russes lisent beaucoup , apprécient
le théâtre (ils y vont en moyenne une fois par mois). Si vous détestez
le théâtre il est probable que votre future femme se sente un peu
frustrée à ce niveau. Les femmes se mariaient en général
avant la fin de leurs études universitaires, ou du moins très peu
de temps avant. Et elles avaient leur premier enfant peu de temps après
le mariage. A la fin des études universitaires, à l'âge
de 23 ou 24 ans les femmes commençaient leur carrière professionnelle.
Jusqu'en 1985 le parti communiste était encore tout puissant et pour avoir
un travail il fallait être adhérent du parti communiste. En 1985
l'arrivée de Gorbatchev au pouvoir et le début de la Perestroïka
marqua la fin de l'endoctrinement idéologique. Tout ce qui avait de la
valeur pour les gens s'écroula en quelques mois. Beaucoup d'entreprises
non rentables mirent la clé sous la porte et des millions de gens perdirent
leur emploi du fait de ces restructurations économiques. La situation économique
était désastreuse, et de 1987 à 1992 les gens recevaient
chaque mois des tickets de rationnement qui leur permettaient d'acheter un peu
de beurre, de sucre, de farine, bref le minimum vitale. Les gens faisaient la
queue pendant des heures devant les magasins pour obtenir ces aliments de base.
C'était donc l'époque où votre dulcinée, qui venait
d'avoir son premier (et certainement unique) enfant ne pouvait même pas
lui acheter de vêtements, de nourriture pour enfants, de jouets. C'était
une époque très très difficile. Ses parents, les enfants
de la deuxième guerre mondiale, qui avaient travaillé dur toute
leur vie et qui rêvait d'une meilleure vie que le leur pour leur fille voyait
leurs rêves s'écrouler. Dans le même temps l'inflation atteignait
des niveaux records, les banques faisaient faillite à tour de rôle:
les gens qui avaient économisé toute leur vie ont vu disparaître
toutes leurs économies en quelques semaines. Il n'était à
cette époque question que de "survie", et de nombreuses personne
qui avaient réussi de longues et brillantes études se retrouvaient
à vendre des cigarettes ou des tubes de dentifrice sur le trottoir.
Dans cette période noire les femmes russes ont souvent été
plus vaillantes et courageuses que leurs maris et il était fréquent
que seule la femme ramène un salaire à la maison alors que le mari
était sans emploi. Cette situation financière désastreuse
détruisit de nombreux couples. Votre fiancée devait être très
solide psychologiquement pour survivre et ne pas perdre espoir. A partir de 1992
de nombreuses femmes russes de son âge ont même créé
leur propre entreprise. Donc
vous l'avez récemment rencontré grâce à Internet, elle
a entre 35 et 45 ans, divorcé depuis 2 à 5 ans, son enfant a entre
11 et 20 ans. Elle a une bonne éducation, une bonne situation professionnelle
et son propre appartement. Il est possible que dans son annonce elle précise
qu'elle aime conduire: ne riez pas en pensant que son annonce est assez naïve,
et faites attention aux mots employés: vous pourriez en apprendre beaucoup
sur cette femme. En réalité elle ne veut pas dire qu'elle aime vraiment
conduire une voiture, elle essaye plutôt de vous faire
comprendre qu'elle a un statut social ou professionnel assez important au
sein de la société russe, elle a même peut-être sa propre
voiture (ce qui est quand même assez rare en Russie pour une femme divorcée).
Ce serait en fait la même chose si une française vous disait qu'elle
aime piloter un jet privé ou un hélicoptère !! Vous
venez donc de faire connaissance avec une femme très indépendante,
qui est mentalement très forte et peut survivre seule, même en pleine
jungle !! Elle a eut une vie difficile, elle n'a pas eu beaucoup de temps à
consacrer à ses loisirs et à elle-même, mais elle a la quarantaine,
son enfant est adulte ou va bientôt l'être, et elle commence à
penser à son avenir. Elle veut fonder à nouveau une famille solide
et heureuse au sein de laquelle elle pourra vivre jusqu'à la fin de ses
jours, elle souhaite rencontrer un homme qu'elle aimera et qui la comprendra.
Elle a eut une mauvaise expérience avec son ancien mari et veut se marier
avec un homme qui l'aimera à la fois comme une femme, une amie, une confidente,
et pas un simple partenaire pour survivre. Les dix dernières années,
très difficiles, l'on épuisé, et elle souhaite "faire
un break". Elle souhaite épouser un étranger, et alors
? Personne ne prête attention à une française qui épouse
un américain ou un brésilien qui se marrie avec une anglaise. Qui
a t-il d'étrange à cela ? Cette femme a vécu la majeur
partie de sa vie dans un pays fermé, sans aucune possibilité de
s'évader. Maintenant que la possibilité lui est offerte de commencer
une nouvelle vie, à l'approche de la quarantaine, elle va sans doute tenter
sa chance. En regardant son passé cette femme va se rendre compte qu'elle
a eut une vie déjà bien remplie mais pas exactement comme elle l'aurait
souhaité: elle souhaite du changement, un grand changement. Elle veut une
vrai "nouvelle vie", et le fait de fonder une famille avec un étranger
et de découvrir un nouveau pays constitue pour elle un challenge excitant.
Si ces femmes acceptent d'épouser des hommes ayant 15 ans de plus qu'elles
c'est en premier lieu que les hommes occidentaux de 50 ou 60 ans sont en bien
meilleur forme physique que leurs homologues russes du même âge (l'espérance
de vie pour un homme en Russie est de 56 ans contre 78 ans en France). Elles ont
de plus une certaine maturité et ne considèrent pas cela comme un
problème à partir du moment où elles sont amoureuses du monsieur. Que
penser alors de l'image que les agences donnent des femmes russes de cet
âge ? S'il est vrai que ces femmes sont féminines et qu'elles
souhaitent réellement rencontrer l'homme de leur vie pour fonder un foyer
stable, il est totalement faux de dire qu'elles rêvent de ne vivre que pour
s'occuper de leur mari et de ses enfants, et de sortir uniquement pour se balader
à deux main dans la main le long d'une plage... Réfléchissez:
elle a une bonne éducation, un travail intéressant, elle a beaucoup
d'amis et elle se sent respectée de tous. Elle prend soin d'elle, elle
va régulièrement à la manucure ou dans un salon de beauté
car en Russie cela coûte beaucoup moins cher qu'en France, elle est très
indépendante et a l'habitude de prendre ses décisions toute seule.
Elle gagne son argent grâce à un travail stable et dépense
sans demander de compte à personne. Pensez vous que
cette femme sera heureuse de rester toute la journée à la maison
? Quand vous l'aurez épousé, vous ne changerez quasiment
rien dans votre vie, vous resterez dans la même maison ou appartement, au
sein du même pays et vous garderez vos petites habitudes. Rien n'aura changé
excepté le fait que vous êtes désormais marié avec
une charmant femme russe !! En ce qui la concerne elle se remet à
croire au prince charmant, comme au temps de ses 20 ans; elle est prête
à vous donner tout son amour même si elle ne sait pas trop ce qui
l'attend dans son nouveau pays. Mais après tout elle fait le sacrifice
de quitter son pays par amour pour vous, pas pour fuir la Russie. Le plus
grand risque de désillusions pour ces femmes vient de la perte de leur
statut social. Je m'explique: Vous remarquerez que les femmes russes
de 35 à 45 ans présentées sur les sites Internet de rencontres
ont souvent un haut niveau d'éducation scolaire et des professions très
qualifiées, telles que médecin, manager, avocat, ingénieur,
professeur, scientifique etc... Il n'y a pas en Russie de grande différences
de salaires entre personnes diplômées et non diplômées.
La seule différence est le statut social. Et un bon statut social constitue
la source de motivation la plus importante pour réussir ses études
en Russie, contrairement à l'Occident où la réussite des
études est avant tout lié à l'appât du gain. N'oubliez
pas ceci: en Russie l'argent n'occupe pas autant le "devant de la scène"
qu'en Occident. Le statut social peut apporter aux russes plus de satisfactions
qu'un bon salaire. Votre future femme perdra son statut social lorsqu'elle
arrivera en France; tout ses efforts, durant 10 à 15 ans pour gravir les
marches de l'échelle sociale, seront réduits à néant.
Je me rappelle avoir été extrêmement déçue lorsque
j'ai appris quand je suis arrivée en France que ma maîtrise d'économie
obtenue en Ukraine n'avait aucune équivalence en France. Je suis considérée
en France comme non diplômée. J'ai travaillé dur à
l'école puis à l'université, pendant 14 ans, pour rien...le
choc fut rude. Une fois sur place elle se rend compte des problèmes
de communications (elle ne parle pas la langue de son nouveau pays); et il est
plus difficile d'apprendre une nouvelle langue après 35 ans qu'avant. Elle
se rend compte également que ses diplômes ne sont pas reconnus par
les autorités de son nouveau pays. Il est toujours possible d'obtenir des
équivalences, mais il faut passer des examens nécessitant la maîtrise
du français, donc ce n'est pas demain la veille qu'elle pourra réussir
ces examens, si elle les réussit un jour. Elle découvre qu'elle
doit demander votre autorisation avant de pouvoir acheter quoi que ce soit pour
elle et qu'elle ne peut plus aller au salon de coiffure ou de beauté aussi
souvent qu'en Russie car vous avez des crédits et des impôts à
payer: elle se rend compte avec effarement que les deux tiers du budget familial
servent à payer les crédits pour la voiture ou la maison, et qu'elle
n'a pas la possibilité de conduire la voiture pour des raisons de coûts
d'assurance et de permis à repasser... Cette femme totalement indépendante,
ayant eut un travail stable et de nombreux amis, respectée car ayant une
bonne place sur l'échelle sociale russe, découvre qu'elle est dépendante
de vous pour les moindres aspects de sa nouvelle vie, tel un bébé.
Elle n'a pas d'amis et de famille dans son nouveau pays, les premiers mois d'intégration
seront difficiles pour elle d'un point de vue psychologique. Et vous devez vous
y être préparé !! êtes vous prêt à l'aider
dans son intégration ou allez vous envoyer votre femme docteur ou avocate
travailler comme serveuse dans un restaurant et penser qu'elle va être heureuse
ainsi ? A moins que vous ne suiviez les conseils de certaines agences de rencontres
et que vous lui demandiez d'être votre nouvelle "femme de ménage"
? Et lui faire quitter une vie professionnelle active et intéressante pour
la mettre dans une cuisine pour le restant de ses jours ? Même s'il est
probable qu'elle ait signalé dans sa fiche qu'elle aime faire la cuisine
cela ne signifie pas qu'elle souhaite y passer tout son temps une fois en France.
Son ancien style de vie va lui manquer lors de ses premiers mois en France, elle
aura soif de reconnaissance sociale et professionnelle. Vous devez vous renseigner,
avant qu'elle vienne en France, quand aux possibilités qui lui sont offertes
en terme de formations: a t-elle une chance de pouvoir trouver un travail en rapport
avec ses capacités et son expérience ? Quelle université
ou école de formation peut-elle intégrer et combien de temps lui
faudra t-il pour obtenir un diplôme ? Si son enfant est mineur elle
voudra certainement qu'il vienne la rejoindre et elle sera certainement très
malheureuse si pour une raison ou pour une autre cela est impossible. Vous ne
pourrez jamais rendre votre femme heureuse si elle s'inquiète pour son
enfant resté en Russie. Pensez à tout cela avant de vous marier
avec une femme russe de 35/45 ans, ou bien vous risquez de voir s'évanouir
vos rêves d'une famille heureuse et stable.
2)
Les femmes nées entre 1968 et 1978 Ces
femmes sont nées en pleine "guerre froide", à une époque
où la propagande communiste battait son plein. Après avoir eut une
éducation très "politisée" telle que celle décrite
ci-dessus elles ont vécues la perestroïka lors de leur passage dans
l'âge adulte, et découvert avec fascination l'ouverture progressive
des frontières de l'ex-URSS. Les russes se marient assez jeunes, entre
18 et 22 ans. Ces femmes étaient donc en âge de se marier au moment
même où la Russie connaissait un profond marasme économique
et social; durant cette période noire de nombreux russes perdirent leur
emploi et toute leurs économies. Les femmes furent plus fortes que les
hommes (ceux-ci sombrant parfois dans la dépression ou l'alcool) et continuèrent
à se battre avec courage pour obtenir un travail et ne pas se décourager,
dans une Russie perdant tout ses repères. Les hommes ayant une situation
financière stable, psychologiquement fort et susceptibles de fonder un
foyer se firent plus rares. C'est alors qu'en 1993, par le biais d'Internet, plusieurs
clubs de rencontres internationales se créèrent. L'explosion d'Internet
et des agences de rencontres a fait prendre conscience à ces femmes qu'elles
étaient très appréciées des messieurs étrangers,
car les femmes russes de 25 à 35 ans font très attention
à leur apparence et paraissent souvent plus jeunes que leur âge.
Ce succès auprès des étrangers a littéralement enchanté
les filles russes célibataires de 25 à 35 ans. En Russie les
filles de plus de 25 ans qui ne sont pas mariées ont une réputation
de "vieilles filles" et sont très souvent victimes de moqueries
en tout genre. Etre une fille célibataire de plus de 25 ans est assez difficile
à vivre en Russie. Malgré les profonds changements de mentalité
qui ont eut lieu en Russie ces dernières années ce type de jugement
envers les filles célibataires reste très courant, même s'il
est moins marqué que par le passé. Elles savent parfaitement
qu'aux yeux des étrangers elles ne sont pas des "vieilles filles",
au contraire !! Elles se sentent très désirables et comprennent
parfaitement que leur jeunesse est un atout de taille vis à vis des messieurs
occidentaux plus âgés qu'elles. Elles ne vont pas se jeter sur le
premier homme qui va leur écrire car elles sont sélectives et vont
accorder leurs préférences aux messieurs ayant une situation financière
stable. Ces femmes russes célibataires de 25 à 35 ans
sont les plus motivées pour épouser un étranger. Elles ont
une certaine maturité et une bonne expérience de la vie. Elles sont
assez pragmatiques et savent bien gérer leur relation avec un homme étranger,
au sein d'un pays qui leur est inconnu. Elles sont moins attachés à
leur statut social que les femmes de 35 à 45 ans et sont moins matérialistes
que les filles russes de 18 à 25 ans. Elles sont par contre beaucoup plus
sélectives et elles savent exactement ce qu'elles veulent. La majorité
des femmes de cet âge ont un enfant et ont divorcé depuis quelques
années. Les russes ne souhaitent en général pas avoir plus
de deux enfants, les familles nombreuses sont très rares. Le cas le plus
fréquent est celui d'une femme n'ayant qu'un seul enfant. Et l'enfant de
ces femmes de 25/35 ans n'est pas majeur, ce qui est un paramètre très
important concernant votre future relation. Ces femmes vont choisir leur futur
mari en fonction de sa capacité à traiter cet enfant comme si c'était
le sien. Pour conquérir le coeur de cette femmes vous devrez d'abord gagner
le coeur de son enfant. Communiquez le plus possible avec son enfant et offrez
lui quelques petits cadeaux si vous allez rendre visite à votre bien aimée
en Europe de l'Est. Cet enfant unique représente un trésor inestimable
pour toute femme russe qui se respecte et elle le défendra telle
une lionne défend ses petits. Si elle a un choix à faire entre
vous et son enfant une femme russe n'aura aucune hésitation et préférera
rester avec son enfant en Russie plutôt que de quitter son pays et de le
laisser au père ou aux grands parents.
3) Les femmes nées
entre 1978 et 1985
Ces
jeunes femmes ayant entre 18 et 25 ans sont présentés au sein des
clubs de rencontres comme de superbes filles à la recherche du grand amour
et qui ne se soucient pas de la différence d'âge pouvant exister
entre elles et l'homme de leur vie. Est ce vrai ? Ces filles sont nées
un peu avant la Perestroïka et étaient donc de petits enfants lorsque
les grands changements politiques et sociaux ont commencé à bouleverser
la Russie: on les appelle les enfants de la Perestroïka. Et ce sont les enfants
des femmes étant nées entre 1960 et 1970: vous rappelez vous de
ce que je vous ai dit concernant ces années noires de la Russie, de 1985
à 1992 ? Les gens luttaient chaque jour pour survivre et les mères
n'avaient pas les moyens d'acheter des jouets ou des vêtements à
leurs enfants, la nourriture pour bébé était très
rare; cette situation économique très difficile a brisé de
nombreux couples; donc ces filles nées entre 1978 et 1985 ont eut une enfance
assez difficile et ont été privées de quasiment tout ce qui
fait le quotidien d'un enfant occidental. Ces petites filles russes, âgées
de 7 à 10 ans, faisaient la queue devant les magasins avec leur mère
pour échanger leurs tickets de rationnement contre une petite tablette
de beurre et un petit sac de farine... j'étais l'une de ces petites filles,
je m'en rappelle avec émotion: je me réveillais avec ma mère
à 3 ou 4 heures du matin pour aller au magasin s'inscrire sur la liste
d'attente. Toutes les deux heures un responsable faisait l'appel devant le magasin,
et il fallait absolument répondre présents sous peine d'être
rayés de cette liste. L'attente durait une demi journée, devant
ces magasins presque vides. Lorsqu'il fallait acheter d'importantes quantité
de nourriture pour les fêtes, chaque membre de la famille faisait la queue
devant différents magasins afin d'obtenir quelques cuisses de poulets de
surgelés... Comme leurs parents avaient grandi sous la propagande communiste,
elles ne connaissaient rien de la religion et n'avaient aucune idée de
ce que pouvait être la vie dans un pays occidental tel que la France. Elles
voyaient chaque jour leurs parents de plus en plus fatigués de vivre dans
ces conditions très difficiles, ces derniers étant en général
incapables de leur expliquer la raison de tout ces changements dans leur vie de
tout les jours. Les idéaux et les modèles s'écroulaient autour
d'eux, il n'y avait plus d'exemples de gens ayant réussi leurs études
et qui pouvaient en tirer bénéfice: de nombreux ingénieurs,
docteurs et autres professionnels de grand talent n'étaient plus payés
par l'état depuis des mois ou perdaient leur travail. Dans le même
temps une nouvelle catégorie sociale apparut; des gens influents issus
du parti communiste firent fortune très vite sur le "dos de la bête",
en pillant les ressources énergétiques et les richesses de l'ex.
URSS: on les appela "les nouveaux riches". Excepté cette poignée
de russe la majorité de la population sombra dans une extrême pauvreté,
sans nourriture, sans travail, sans vêtements... De cette période
noire ces jeunes filles de 18/25 ans ont tiré une extraordinaire soif de
revanche: elles ne veulent pas revivre ce qu'ont vécus leurs parents, elles
ont de grandes attentes en ce qui concerne leur futur. Comme toutes les jeunes
filles de leur âge elles rêvent du prince charmant, un beau jeune
homme qui saura les aimer et les faire rêver. Et elles ne réalisent
pas ce que cela peut être de vivre avec un homme ayant 15 ou 20 ans de plus
qu'elles. Elles ressentiront avant tout une grande excitation à venir habiter
dans un pays riche et à profiter de tout ce dont elles ont été
privées lorsqu'elles étaient jeunes; l'amour ne viendra qu'en second.
Elle ne vous a pas encore rencontré en personne et n'a que quelques photos
de vous: elle vous idéalise .Elle en a assez de ne pas pouvoir s'acheter
de vêtements ou de voir ses parents se disputer toute la journée,
elle rêve de conduire une voiture et n'en peut plus de prendre chaque jour
ces vieux bus rouillés où elle croise à chaque fois les regards
de gens fatigués et tristes. Et lorsque cette jeune fille sans expérience
de la vie, ayant été privée de tout dans sa jeunesse vous
écrit qu'elle est follement amoureuse de vous, elle est sincère.
Elle est réellement amoureuse de ce mystérieux étranger,
mature mais plus âgé qu'elle. Et vous, que pensez vous ? Croyez vous
réellement ce que racontent les publicités des clubs de rencontres,
à savoir que ces jeunes filles rêvent d'épouser des hommes
beaucoup plus âgés qu'elles ? En réalité ces jeunes
filles russes ont les mêmes rêves que les jeunes filles françaises.
Pensez vous que les jeunes françaises de 20 ans préfèrent
les hommes ayant la quarantaine plutôt que ceux ayant le même âge
qu'elles ? Si vous ne souhaitez pas divorcer dans les 5 ans qui viennent la
différence d'âge maximum entre vous et elle ne doit pas excéder
10 à 15 ans. Il existe des cas de mariage heureux entre une jeune fille
russe de 20 ans et un monsieur de 40 ans mais c'est une exception, pas une règle. Si
vous êtes attirés par les filles russes de 18 à 25 ans vous
devez savoir qu'elles sont plus matérialistes que leurs aînées.
Elles rêvent du grand amour, certes, mais elles rêvent également
d'avoir une voiture, de voyager etc... Si le plus grand risque de désillusion
pour une femme russe de 35 à 45 ans épousant un étranger
vient de la perte du statut social, la "grande désillusion" des
jeunes filles russes de 18 à 25 ans arrivant en Occident est sans aucun
doute la découverte des contraintes économiques et l'effondrement
de leurs rêves matérialistes, car elle pense souvent qu'en Occident
"l'argent tombe du ciel". Allez vous croire ces agences de rencontres
qui vous affirment qu'une simple ballade (sans rien acheter !!) dans un hypermarché
comblera votre jeune épouse de bonheur ? Avant d'envisager sérieusement
un mariage avec une jeune fille russe vous devez lui expliquer certains principes
"économiques" qui vous semblent évidents mais qui lui
sont totalement étranger. La Russie connaît une situation économique
instable, les gens ne savent pas de quoi le lendemain sera fait. Conséquence,
les crédits à la consommation sont extrêmement rares, les
achats se font quasiment tous en cash, y compris les achats de voitures ou de
maisons !! N'oubliez pas que jusqu'en 1985 la propriété privée
n'existait pas en Russie, les maisons et appartements appartenaient à l'état.
Votre future jeune femme n'a aucune idée de ce que peuvent représenter
les crédits et les prêts en Occident; elle sait que vous avez une
maison, une voiture mais en aucun cas elle ne s'imagine que vous versez chaque
mois d'importantes sommes d'argent pour financer ces achats, et ce depuis des
années. Expliquez lui clairement que si vous gagnez 3000 euros par mois,
plus des trois quart de cette somme servent à payer des crédits,
les impôts etc... votre future épouse ne sait pas non plus ce qu'est
un surendettement, ni à quel point il peut influencer par la suite votre
vie au quotidien. Elle ne sait pas qu'en cas de problème financier vos
créanciers pourront saisir tout vos biens, sans aucune pitié. Expliquez
lui à quel point il est important en Occident de payer régulièrement
chaque traite. 90% des russes n'ont pas d'assurances du tout et ne savent
parfois même pas ce que c'est: pas d'assurances contre le vol ou le feu,
pas d'assurances voitures etc... votre future femme ne sait donc absolument pas
à quel point il est important d'être assuré en Occident, ni
combien cela coûte d'être correctement couvert par divers assurances.
Les soins étant gratuits en Russie elle ne s'imagine pas combien coûte
les frais d'hospitalisation ou les divers médicaments nécessaires
en cas de problème de santé, une fois en France. Même si les
médecins et les hôpitaux russes ont commencé à facturer
certains traitements il y a quelques années, le coût des soins est
100 fois inférieur en Russie par rapport à ce qu'il est en France.
En étant sincère et en lui expliquant ces principes de base vous
lui éviterez de grandes désillusions. Elle comprendra qu'il lui
faudra attendre d'avoir un travail stable en France (et cela prendra un peu de
temps) avant que les ressources du couple ne soient suffisantes pour financer
l'achat de "sa" voiture ou le voyage à Bora Bora pour les fêtes
de Noël... Conclusion Vous
venez d'avoir un petit aperçu de la mentalité des femmes russes
et de leur véritable caractère. Oubliez les clichés véhiculés
par les pseudo "marchands de bonheur", ces clubs de rencontres plus
soucieux de vous soutirer quelque argent que de savoir si vous êtes vraiment
préparé à épouser une femme russe. Pour réussir
une union sincère et durable il ne suffit pas d'acheter quelques adresses
de femmes russes sur Internet et de vous faire "livrer à domicile"
une charmante jeune fille. La réussite d'un couple franco-russe dépend
de nombreux éléments. Le premier d'entre eux étant un profond
respect pour votre future épouse, ce qui passe par une parfaite connaissance
de ses attentes et l'anticipation de ses besoins. Si
vous pensez que les femmes russes sont réellement ce que décrivent
les clubs de rencontres alors je ne donne pas cher de votre future union. Vous
risquez d'être amèrement déçu. Si par contre vous
suivez les quelques conseils ci-dessus (ainsi que ceux donnés dans mes
autres rubriques) alors vous aurez toutes les chances de réussir votre
nouvelle vie de couple, en évitant les désillusions et les
pièges. |